| Un
voyage à bicyclette en Provence. Terje Melheim (2005)
En
Octobre 2005 j’ai fait un voyage à bicyclette en Provence. Je
n’était
pas seul; ma femme, qui s’appelle Turid a aussi participé au
voyage.
D’abord nous sommes allés à Nice par avion. L’avion
était
plein de Norvégiens, qui ont été ”vidés”
à
Nice. Cette fois les vikings du nord ont envahi la région
méditerranée
sans faire la déviation par la Normandie. Le lendemain
après
de notre arrivée en Provence Turid et moi sommes allés
à
bicyclettes à Nice. Nous avons visité le musée de
Matisse et le jardin avec l’ancien amphithéâtre
romain.
Sur un banc au bord de la mer nous avons eu un petit repas. Quelle
langue,
croyez-vous, a-t-il parlé le jeune couple qui est assi sur
l’autre
banc sur la promenade des Anglais? Mais naturellement; la langue
norvégienne!
L’autre
jour, pour gagner du temps, nous sommes allés par train
jusqu’aux
Arcs. Les Arcs est la gare de la ville importante de Draguignan, qui
n’est
pas située sur la ligne ferroviaire entre Nice et
Marseille.
Dans la petite agglomération des Arcs nous avons entendu un
groupe
de filles, d’environ quarante ans. C’était interessant de
constater
qu’ils ont parlé le norvégien. Aux Arcs nous avons
commencé
notre voyage à bicyclette sur un chemin rural, exactement
idéal
pour deux cyclistes. En route nous sommes passé devant beaucoup
de vignes. Notre destination de ce jour était le village de
Tourtour.
Il nous a fallu demander à quelqu’un si ceci était la
route
pour Tourtour. On a répondu, oui, mais on a ajouté: ”Il
faut
bien monter”. Bientôt il a commencé à pleuvoir, et
après Turid a toujours dit: ”L’étape à Tourtour
était
une torture.” En réalité nous avons bien constaté
que Tourtour était un village très pittoresque et
agréable.
En
Tourtour nous avons trouvé un hébergement dans une
chambre
d’hôte. Au matin, avant de notre départ, nous avons
parlé
avec l’hôtesse, et elle a raconté que la nuit avant nous
il
y a eu chez elle dans la chambre d’hôte un couple de
Norvégiens.
Après avoir passé un col de 700 mètres nous avons
atteint l’agglomération Les-Salles-sur-Verdon. Le village
paraissait
maintenant hors de la saison touristique, mort. On ne voyait personne.
Sur un banc nous prenions un repas, quand soudain un autobus de
tourisme
est arrivé, et tous les passagers se sont
éparpillés
sur les autres bancs du villages. Ces passagers avaient, exactement
comme
nous, apporté leur alimentation, et partout, sur tous les
bancs, étaient assis des gens qui mâchaient. Sauf Turid et
moi personne n’était norvégien.
Ce
jour nous sommes allés jusqu’à Moustier-Sainte Marie, un
village très pittoresque où ça fourmillait de
touristes.
En arrivant dans le village, nous avons entendu quelques touristes
parlant
le dialecte de la ville de Bergen/Norvège, et ils ont
discuté
les problémes d’une certaine école à Bergen.
”Aha,”
nous avons pensé tout de suite, ”des professeurs en vacances
d’automne.”
Les petites maisons du village nous ont donné l’impression
qu’elles
étaient collées aux parois rocheuses. Sur un haut roc se
trouvait une chapelle de pélerinage. ”Nous montons
là-haut,”
ai-je proposé à Turid, mais elle a refusé parce
qu'elle
pensait déjà au jour suivant, quand nous monterions
à
une altitude de 1060 mètres avec nos bicyclettes.
Nous
avon réussi à grimper le col de 1060 mètres sans
problèmes.
Nous sommes montés lentement en premières vitesses
pendant
que nous admirions le paysage. Voici la spectaculaire Gorge du Verdon.
Dans le massif alpin le fleuve Verdon avait excavé une gorge
extrêmement
impressionante, très profonde avec des parois abruptes. Sur
internet
j’ai lu que cette gorge d'Europe correspondtait au Grand Canyon des
États
Unis.
Le but de ce jour était Castelane. Quand nous y cherchions une chambre un groupe nous a parlé en norvégien. Turid a tout de suite reconnu une des femmes, et elle s’est exclamée: ”Vous êtes l’amie de ma collègue Torunn!” Le groupe nous a dit, que sur le chemin, où nous irions le lendemain, et qui porte le nom Route Napoléon, il y avait beaucoup de montées dures. En outre, le matin suivant il a plu, lentement et pleins de courage avec nos premières vitesses nous avons atteint le point plus haut que Napoléon a aussi visité autrefois. Dans cette région de haute montagne nous avons finalement trouvé un hébergement dans le petit village de Andon, à une altitude de 1200 m. Nous avons très froid. Cette journée nous n’avons vu aucun Norvégien. Nous
avons entendu la langue norvégienne le jour suivant, quand,
après
beaucoup de descentes, nous sommes arrivés dans le village de
Gourdon.
C’est un village perché, spectaculairement situé au bord
d’un gouffre. Le village est trés impressionant et plein de
touristes,
dont aussi de la Norvège. De Gourdon nous pouvions voir,
quelques
centaines de mètres plus bas, les pilastres du viaduc
ferroviaire
que les Allemands avaient fait exploser pendant la guerre. Sur nos
bicyclettes
nous sommes facilement descendus, par des lacets, des gorges et des
tunnels,
jusqu’au viaduc détruit. Cet endroit est appelé
d’après
le viaduc qui n’existe pas. Le nom est Pont-du-Loup. Là nous
avons
trouvé une auberge très agréable. Le soir dans
l’ancienne
salle à manger on avait allumé un feu dans la
cheminée
et nous avons goûté les plaisirs de la table avec un vin
délicieux
de Provence. Au dessus de nous luisaient les étoiles et les
lumières
de Gourdon.
Le
jour suivant nous sommes allés sur nos bicylettes à
l’aéroport
de Nice. Avant le départ de l’avion beaucoup de
Norvégiens
attendaient avec nous. Voici la fin de notre voyage très
plaisant,
où nos vélos nous ont donné la possibilité
de voir beaucoup de sites interéssants.
Une
collègue, qui vient de la France a corrigé mon texte, et
elle a ajouté: J’ai répondu: Nous n’avons pas utilisé de pétrole. Ma
collégue m’a dit: Le vol à Nice a consommé
beaucoup
de pétrole avec d'immenses quantités de gaz
d'échapppement.
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